L’arabe a trois voyelles brèves, écrites par des signes (fatha, kasra et damma), et trois voyelles longues, écrites par des lettres. Une voyelle longue, c’est la voyelle brève correspondante suivie d’une lettre de prolongation : alif après la fatha, yāʾ après la kasra, wāw après la damma.
| Brève | Longue | Écriture |
|---|---|---|
| بَ | بَا | fatha + alif : « ā » |
| بِ | بِي | kasra + yāʾ : « ī » |
| بُ | بُو | damma + wāw : « ū » |
Voir la différence
Dans بَ, la fatha donne le son bref ; dans بَا, on ajoute un alif pour allonger le son. Une lettre vocalisée n’est pas toujours suivie d’une lettre de prolongation : une autre lettre du mot peut venir ensuite, comme dans بَتَرَ (il a coupé). Dans les mots : بَاب (porte) et سَاعَة (montre) ont un « ā » long, فِيل (éléphant) et رِيشَة (plume) un « ī » long, صُنْدُوق (boîte) un « ū » long.
Une voyelle longue dure environ deux fois plus qu’une brève. Cette page montre la différence à l’écrit ; lisez les paires à voix haute avec un enseignant pour l’entendre.
Quand wāw et yāʾ sont des voyelles longues
Le wāw est une voyelle longue quand il ne porte pas de voyelle et que la lettre précédente porte une damma, comme dans صُنْدُوق ; le yāʾ est une voyelle longue quand il ne porte pas de voyelle et que la lettre précédente porte une kasra, comme dans فِيل. Dans وَرْدَة, le wāw porte sa propre voyelle, et dans بَيْت (maison), le yāʾ sans voyelle suit une fatha (« ay ») : aucun des deux n’est une voyelle longue dans ces exemples.
Exemple expliqué
- بَbrève
- بَاlongue
- بِbrève
- بِيlongue
- بُbrève
- بُوlongue