Le soukoun ْ indique qu’une lettre se prononce sans voyelle, comme le mīm dans شَمْس. La chadda ّ indique deux lettres identiques écrites comme une seule : la première sans voyelle, la seconde avec une voyelle, comme le ṭāʾ dans قِطَّة.
Le soukoun : un petit cercle
Un petit cercle au-dessus de la lettre signifie qu’aucune voyelle ne la suit avant la lettre suivante : dans شَمْس, aucune voyelle ne se prononce entre le mīm et le sīn. D’autres mots : خُبْز (pain), نَجْمَة (étoile), مَوْز (banane).
La chadda : une lettre doublée
La chadda ressemble à un petit « w ». Elle double sa lettre : قِطَّة (chat) se lit « qiṭ-ṭa », le ṭāʾ une fois en fin de première syllabe et une fois au début de la seconde. D’autres mots : تُفَّاحَة (pomme), سَيَّارَة (voiture), بَطَّة (canard).
La lettre doublée garde sa propre voyelle, écrite avec la chadda : fatha ou damma au-dessus (بَّ بُّ), kasra sous la chadda ou sous la lettre selon la police (بِّ).
Les lettres solaires
Après l’article الْ, une chadda sur la lettre suivante indique que le lām ne se prononce pas : الشَّمْس se lit « ach-chams ». Le lām ne porte alors pas de soukoun. La leçon sur les lettres solaires et lunaires les présente toutes.
Exemple expliqué
- شَمْسsoukoun sur le mīm
- قِطَّةchadda sur le ṭāʾ
- قِطْ ـ طَةdeux syllabes : ṭāʾ deux fois