Le tanwin est un signe de voyelle doublé à la fin d’un mot. Quand on lit sans s’arrêter sur le mot, il se lit comme la voyelle suivie d’un n qui ne s’écrit pas comme une lettre. Il en existe trois, un pour chaque voyelle brève.
Les trois signes
Le tanwin damm ٌ est formé de deux dammas, le tanwin fath ً de deux fathas et le tanwin kasr ٍ de deux kasras sous la lettre. Quand on lit sans s’arrêter, ils donnent -oun, -an et -in : كِتَابٌ (kitāboun, un livre), كِتَابًا (kitāban), كِتَابٍ (kitābin).
Tanwin ou voyelle seule ?
Regardez le signe lui-même : une damma ُ ou deux ٌ, une fatha ou deux, une kasra ou deux. Un mot avec ال ne prend jamais de tanwin : il finit par une seule voyelle, comme الْكِتَابُ (al-kitābou, le livre), الْبَابَ, الْبَيْتِ.
L’alif après le tanwin fath
Le tanwin fath s’écrit en général avec un alif ajouté à la fin : كِتَابًا, حَلِيبًا. Après ة, on n’ajoute pas d’alif : شَجَرَةً. Cette leçon apprend à reconnaître le signe écrit ; la façon de dire un mot quand on s’arrête dessus est un autre sujet.
Dans une phrase, regardez le mot demandé : dans هَذَا كِتَابٌ, il finit par un tanwin damm, dans قَرَأْتُ كِتَابًا par un tanwin fath et dans نَظَرْتُ فِي كِتَابٍ par un tanwin kasr. La fin d’un mot dépend de sa place dans la phrase ; dans cette leçon, on lit seulement le signe et on le nomme.
Exemple expliqué
- كِتَابٌTanwin damm
- كِتَابًاTanwin fath
- كِتَابٍTanwin kasr
- الْكِتَابُavec ال : une seule damma